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mardi 22 mai 2007

Mme Habyarimana bientôt devant la justice française?

On a appris la semaine passée que la veuve de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana, Agathe de son prénom, allait peut-être être visée par la justice française, pour sa participation dans le génocide de 1994.

Le parquet d'Evry a ainsi ouvert une information judiciaire pour "complicité de génocide et de crime contre l'humanité", après une plainte mi-février dirigée contre Agathe Habyarimana, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 13 février, le collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR), une association formée en 2001, avait déposé une plainte avec constitution de partie civile contre cette dernière.

Les plaignants estiment que Mme Habyarimana, qui réside actuellement en France dans l'Essonne, doit être jugée pour sa participation présumée au génocide rwandais en 1994.

C'est l'occasion de rappeler que la France, qui hébèrge de nombreux suspects de génocide, traine manifestement les pieds. Aucun procès ne s'y est encore tenu. Pire, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l'homme pour sa lenteur à juger Wenceslas Munyeshyaka.

Les pommes de discorde sont effectivement nombreuses. La dernière en date: Kigali accuse la France d'avoir hébergé Dominique Ntawukuriryayo, dont le TPIR vient de rendre public l'acte d'accusation il y a quelques semaines. Ntawukuriryayo aurait alors disparu.

Alors que le Canada juge actuellement Désiré Munyaneza, et que le procès de Bernard Ntuyahaga est en cours en Belgique, la France ne fait toujours pas face, y compris judiciairement, à son passé trouble au Rwanda

mardi 8 mai 2007

Arrestation en Norvège d'un homme soupçonné de crimes de guerre en Bosnie

Voici une intéressante dépêche de l'AFP, relative à l'arrestation d'une homme accusé de crimes de guerre commis en Bosnie. C'est la seconde arrestation de ce type en Norvège en deux semaines.

L'équipe de TRIAL
La police norvégienne a arrêté mardi un Norvégien de 40 ans, originaire de Bosnie-Herzégovine, soupçonné pour des crimes de guerre perpétrés dans son pays d'origine contre la communauté serbe en 1992, a-t-elle annoncé mardi.

L'homme, dont l'identité n'a pas été fournie, est accusé de "plusieurs cas de violence aggravée, de séquestration illégale et de viol", a indiqué Jan Erik Thomessen, un responsable de la police criminelle, lors d'une conférence de presse.

Ces crimes "auraient été commis" dans le sud de la Bosnie-Herzégovine entre mai et septembre 1992 contre des populations civiles serbes, a-t-il précisé.

Membre à l'époque de l'organisation paramilitaire HOS, le suspect s'était installé en Norvège en 1993 et avait obtenu la nationalité norvégienne huit ans plus tard, a-t-il ajouté.

L'homme n'était pas recherché à l'étranger, a encore indiqué M. Thomessen. En raison de sa citoyenneté norvégienne, d'éventuelles poursuites judiciaires auraient lieu en Norvège, a-t-il souligné.

L'an dernier, la police norvégienne avait déclaré disposer d'informations sur une cinquantaine de personnes établies dans le pays scandinave et soupçonnées de crimes de guerre.

Fin avril, un Bosniaque de 40 ans, soupçonné de crimes de guerre dans son pays pendant le conflit de 1992 à 1995, et dont la Bosnie a demandé l'extradition, avait été placé en détention provisoire en Norvège. Son identité n'avait pas été communiquée.